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Walks and Rides with a Difference

from Le Monde

 

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  1. Avec un âne dans les Cévennes, façon Stevenson (47km)
    (with a donkey on the Robert Louis Stevenson trail)

Le petit chef-d’œuvre de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes, publié en 1879, marque un tournant à la fois historique et littéraire dans la longue tradition du voyage à pied. Stevenson avait 28 ans à l’automne 1878, et c’est un chagrin d’amour qui le poussa sur les chemins des Cévennes protestantes, entre Monastier, en Haute-Loire, et Saint-Jean-du-Gard, à travers la Lozère. Douze jours pas tout à fait seul, puisque Stevenson achète une ânesse, Modestine, pour porter ses bagages. Elle lui donne d’abord du fil à retordre avant de devenir l’héroïne véritable du récit que l’écrivain rédige comme un journal, tous les matins, avant de prendre la route.

Quelques années plus tard, L’Île au trésor apporte à Stevenson la célébrité. Mais il devient un écrivain culte après sa mort grâce à la postérité florissante de L’Etrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde,publié en 1886, et qui reste son texte le plus connu. Cette gloire posthume finit par rejaillir sur le parcours de sa randonnée, qui fut bientôt dénommée « chemin Stevenson » avant de devenir le GR70 à l’occasion du centenaire de son voyage. Aujourd’hui encore, c’est le seul GR de France balisé en bleu et blanc, aux couleurs de l’Écosse. Il traverse en direction du sud les paysages apaisés du Gévaudan et du mont Lozère, dans le splendide parc national des Cévennes.

La très active association Sur le chemin de R L Stevenson est une mine d’informations pour ceux qui veulent marcher dans les pas de l’écrivain. Surtout, elle recense les loueurs d’ânes ou d’ânesses qui mettent une bête à la disposition des puristes qui souhaitent voyager dans les mêmes conditions que cet Écossais aussi fou que génial.

Chemin-stevenson.org   Info in English : http://walkinginfrance.info/short-walks/r-l-stevenson-trail/

  1. Tout autour de Paris, sur le nouveau GR olympique (37km)
    ( Great 'Olympic'Walk around Paris)

Dans la perspective des futurs Jeux olympiques de 2024, un GR circulaire autour de Paris a été inauguré en grande pompe en juin. Long de 50 km, ce GR totalement urbain traverse à la fois neuf arrondissements périphériques de Paris et 70 espaces verts, dont les parcs de La Villette, Kellermann ou André-Citroën, et les bois de Vincennes et de Boulogne. Cette longue marche teintée d’olympisme se devait de passer par les grands temples du sport que sont le Parc des Princes, la piscine Georges-Vallerey, le vélodrome de la Cipale ou les pelouses d’Auteuil.

Pour les Parisiens et les Franciliens, c’est une idée de balade de week-end pour découvrir Paris autrement. Il suffit de choisir une partie du parcours, et de flâner loin de la foule en passant néanmoins par des lieux emblématiques comme la Géode, la Bibliothèque nationale de France ou la Cité universitaire. Mais le tracé permet aussi de découvrir des trésors cachés, comme l’église Saint-Antoine-de-Padoue, dans le XVe arrondissement, bel exemple de l’architecture de béton des années 1930. Son clocher haut de 46 mètres est impressionnant. Pour les randonneurs et les sportifs, le GR est un défi et une curiosité. Faire le tour de Paris, à défaut du monde, n’est-ce pas un bel objectif ?

Rando-paris.org

 
3. En jeûnant,
dans la Drôme provençale (31 km)
     (not a fast walk but fasting as you walk)

Au premier abord, ça ressemble à une blague : une semaine de marche sans rien manger, sérieusement ? Pourtant, la très rigoureuse Fédération francophone de jeûne et randonnée (FFJR) rassemble plus de 50 organisateurs de randonnées le ventre vide à travers la France. A l’imitation de Gandhi dans les années 1930 et de ces médecins suédois qui marchèrent en 1954 de Göteborg à Stockholm – soit 520 km en dix jours – en ne buvant que de l’eau pour prouver les bienfaits de cette pratique, le randonneur jeûneur d’aujourd’hui poursuit un double objectif : faire du bien à son corps ET à son esprit. Pour rassurer les inquiets, une charte certifie les bonnes pratiques et un encadrement qualifié lors des séjours agréés FFJR.

C’est le cas de la semaine que propose la famille Bölling dans la Drôme provençale, à Léoux, dans de très beaux paysages de moyenne montagne. On est à une heure et demie de voiture au sud-est de Valence et de sa gare TGV, et la ville la plus proche, Nyons, est à 20 km. Autant dire qu’on est paumé et au calme. On commence par des jus de fruits le matin, de légumes le soir, et on poursuit par une tisane le matin, et un bouillon le soir. On marche deux fois deux heures le matin avec une pause d’une heure au milieu. De retour aux gîtes, douche et repos. Gertrud et Gisbert Bölling, avec leur famille, accompagnent les participants par des conseils, pour le jeûne lui-même et pour préparer la reprise de l’alimentation. Outre la découverte d’une région méconnue et sauvage, très paisible, on revient, parait-il, en pleine forme pour attaquer la rentrée.

Jeune-et-randonnee.com. Fédération francophone de jeûne et randonnée : Ffjr.com

4. Dans la Somme, hortillonages et Grande Guerre (27 km)
    (market gardens & the Great War... and the Red Baron)

C’est l’un des circuits préférés de Michel Bonduelle, parce qu’il associe à la diversité des paysages un très émouvant parcours de mémoire dans les souvenirs de la Grande Guerre et du « Pays du coquelicot ». Sur les 120 km que compte cette route, entre Péronne et Saint-Valéry-sur-Somme, nous n’en avons retenu que 27 et choisi de partir d’Amiens vers Cerisy.

Le départ se fait depuis les quartiers bas d’Amiens, en dessous de la cathédrale, près du pittoresque quartier Saint-Leu, jadis peu fréquentable. Très rapidement, on passe le parc Saint-Pierre et l’on arrive à la première curiosité de la balade : les hortillonnages, ces marais entrecoupés de petits canaux destinés à la culture. Une succession de parcelles maraîchères dont la surface totale n’avoisine plus que les 300 hectares, contre 1 500 au XVe siècle. A la hauteur du pont de Camon, on passe sur la rive sud de la Somme, pour une portion très nature : nénuphars, hérons, poules d’eau et même des lapins jusqu’à Daours.

Pour la halte du midi, on peut choisir le passage d’Aubigny. Côté visite, à Corbie, on s’arrêtera à l’abbaye Saint-Pierre (monastère bénédictin datant du VIIe siècle) puis on poussera après Fouilloy vers l’émouvant mémorial de Villiers-Bretonneux consacré aux 10 000 soldats australiens qui laissèrent leur vie ici lors du premier conflit mondial.

Le voyage se poursuivra jusqu’à Cerisy, toujours sur le chemin de halage, en passant par Vaux-sur-Somme (où fut abattu le Fokker du Baron Rouge en 1918) puis Sailly-le-Sec et Sailly-Laurette. Ce circuit est faisable en une journée.

Somme.fr

5. Dans la Vaucluse, en suivant la lavande
    (Lavender trail in the Vaucluse)

Voila un parcours plein soleil dans le Vaucluse ! Entre Robion – à quelques coups de pédale de Cavaillon – et Saint-Martin-du-Castillon. Autant prévoir tout de suite boissons et protection solaire, car il y fait chaud ! En revanche, cette route, asphaltée, est on ne peut plus sûre pour qui veut partir en famille : l’itinéraire utilise l’ancienne voie ferrée Cavaillon-Apt-Volx sur une grande partie du parcours. Donc sans voitures ni dénivelé… Ce circuit est de par sa nature très roulant, mais ne roulez pas trop vite, vous risquez de manquer quelques villages, comme celui de Coustellet, certes un peu à l’écart de la voie verte, mais incontournable pour son Musée de la lavande. Tout comme ceux des Beaumettes ou de Goult…

En revanche, à moins d’être un sportif averti, dopé ou de posséder un vélo à assistance électrique, il faudra renoncer à Oppède, Ménerbes et Lacoste qui ont eu la curieuse idée de s’accrocher à la montagne du Luberon.

Qu’importe, cette route recèle d’autres trésors plus accessibles qui, comme le pont Julien, enchanteront la balade. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un viaduc érigé par les Romains, il y a plus de 2 300 ans. Photo obligatoire et pourquoi pas pique-nique en contrebas au bord du Calavon. S’ensuit une petite portion de route partagée avant d’arriver à Apt, où l’on peut faire une pause en grignotant quelques fruits confits, l’une des spécialités locales avec la faïence. Le reste du paysage, jusqu’à l’arrivée, est tout aussi bucolique : de Saignon, petit village perché, aux carrières d’ocre de Rustrel… Un enchantement.

Veloloisirprovence.com
Luberoncœurdeprovence.com

These walks were highlighted in an article in www.lemonde.fr by Thomas Doustaly

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