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Block Friday: Le Black Friday dénoncé

Denouncing Black Friday

 

BLACK FRIDAY

Le Black Friday est dans le collimateur de certains députés. Un amendement au projet de loi « anti-gaspillage » vise en effet à interdire les campagnes de promotions en France. Cette mesure destinée à lutter contre la surconsommation et le gaspillage sera examinée le 9 décembre 2019. En parallèle, des groupes de militants écologistes lancent le « Block Friday », une série d’actions destinées à perturber les jours de promotions à Paris. 

Delphine Batho, la députée non-inscrite et ancienne ministre de l’Environnement, vient de déposer un amendement au projet de loi anti-gaspillage destiné à interdire les promotions du Black Friday. L’amendement, adoptée par une large majorité, doit encore être examiné dans l’Hémicycle à partir du 9 décembre 2019.

L’amendement propose simplement d’assimiler la publicité du « Black Friday » aux « pratiques commerciales agressives ». Ces pratiques sont sanctionnées par une peine emprisonnement de deux ans et une amende de 300.000 euros.  Les députés accusent les commerçants adeptes du Black Friday de « donner l’impression par des opérations de promotion coordonnées à l’échelle nationale que le consommateur bénéficie d’une réduction de prix comparable à celle des soldes ».

Pour les députés, les promotions actuelles ne servent qu’à contourner « la législation encadrant les soldes ». De son côté, le député Matthieu Orphelin (ex-LREM) estime que « le Black Friday célèbre un modèle de consommation anti-écologique et antisociale ».

BLOCK FRIDAY

Pour dénoncer le Black Friday, des militants écologistes ont mené des opérations aux quatre coins du pays ce vendredi 29 novembre.  Chaînes humaines dans les centres commerciaux, blocages d'entrepôts Amazon, manifestations dans les rues : les initiatives anti-Black Friday se sont multipliées vendredi pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences climatiques, au moment où débute une nouvelle série de manifestations mondiales contre le réchauffement. 

À l’occasion du Black Friday, le géant mondial du commerce en ligne Amazon a été la cible ce vendredi 29 novembre de plusieurs actions de militants écologistes dénonçant les conséquences climatiques de la surconsommation aux quatre coins du pays.

Une centaine de militants ont bloqué brièvement deux entrées d’un entrepôt de l’entreprise américaine près de Lyon avant d’être évacués par les forces de l’ordre, selon la police et les organisateurs.  Réunis à l’appel de plusieurs associations les protestataires entendaient dénoncer le principe même du Black Friday, “journée dédiée à la surconsommation et aux achats compulsifs”, selon une militante. Des manifestants ont déroulé des banderoles hostiles au géant du commerce en ligne avant de s’assoir devant le siège de l’entreprise aux cris de : “On dit stop au Black Friday et son impunité!”.

“Aujourd’hui, Amazon a les émissions de gaz à effet de serre d’un État”, a dénoncé sur place Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France. “On a besoin plus que jamais d’actions de désobéissance civile, car Amazon est un symbole d’impunité”, notamment fiscale, a estimé l’eurodéputée LFI Manon Aubry, présente à ses côtés de même que la députée LFI Clémentine Autain.

Dans le département du Nord, une quarantaine de militants ont pris place dans la matinée sur un rond-point devant le site Amazon de Flers-en-Escrebieux, près de Douai, dont l’entrée était protégée par une vingtaine de policiers, a constaté un vidéaste de l’AFP. “Amazon détruit les emplois et le climat”, “Block Friday”, pouvait-on lire sur des banderoles.

Dans plusieurs villes de l’hexagone, des militants écologistes et altermondialistes ont par ailleurs visé des centres commerciaux. C’est le cas à La Défense, en banlieue de Paris, où quelques dizaines de militants de Youth for Climate et XR ont bloqué l’une des entrées du centre commercial des Quatre Temps, sans toutefois réellement perturber son activité.