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Elle s'appelait Sarah

Sarah's Key

 

Sarah's Key

Julia Jarmond (Kristin Scott Thomas), an American journalist married to a Frenchman, is commissioned to write an article about the notorious Vel dHiv round up, which took place in Paris, in 1942. 

She stumbles upon a family secret which will link her forever to the destiny of a young Jewish girl, Sarah.  Julia learns that the apartment she and her husband Bertrand plan to move into was acquired by Bertrands family when its Jewish occupants were dispossessed and deported 60 years before.  

She resolves to find out what happened to the former occupants: Wladyslaw and Rywka Starzynski, parents of 10-year-old Sarah and four-year-old Michel. The more Julia discoversespecially about Sarah, the only member of the Starzynski family to survivethe more she uncovers about Bertrands family, about France and, finally, herself.

Click here for the movie trailer : www.flicks.co.nz/trailer/sarahs-key/2891/

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Résumé

Paris. 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

Paris. 16 juillet 1942. A l'aube, la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là.
Tatiana de Rosnay ne craint pas d'attaquer de front une page sombre de l'histoire française.

Tatiana de Rosnay 

Née en 1961, Tatiana de Rosnay vit depuis vingt-cinq ans à Paris. Scénariste et journaliste, elle travaille notamment pour Elle et Psychologies. Elle s'appelait Sarah, son neuvième roman, est le premier qu'elle écrit en anglais, sa langue maternelle. Quatorze pays en ont déjà acquis les droits.  

Un roman inoubliable

Il  est un point commun entre Elle s'appelait Sarah et les précédents romans de Tatiana de Rosnay : dès que vous lisez la première page, il devient impossible d'abandonner l'histoire, comme si vous étiez happé par une force indomptable qui vous entraîne en apnée jusqu'au bout de l'aventure. Mais là s'arrête la comparaison.

Avec Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay revisite une page sombre de l'Histoire de France, et offre un roman bouleversant qui grave dans l'imaginaire du lecteur le visage triste et fragile d'une héroïne qu'il n'oubliera jamais.

Quelle force dans la construction du récit !  Le premier chapitre - juillet 1942 - : une petite fille de 10 ans enferme son petit frère dans un placard au moment où la police vient les chercher, sa mère et elle. Le père qui s'était caché les rejoint. Les policiers les convoient  dans un sinistre vélodrome d'hiver.

Quelques pages après, un second chapitre nous décrit une famille parisienne en 2002 : une journaliste américaine, Julia Jarmond et son mari, architecte français. Avant d'emménager dans leur nouvel appartement, il leur faut le rénover.

Pendant les deux cents premières pages,  deux histoires parallèles se déroulant à soixante ans d'intervalle, que le lecteur, grâce aux indices habilement fournis par la romancière, parvient peu à peu à associer.

Puis happé par l'enquête de Julia , on la suit pas à pas , à la recherche de Sarah.

Pour nous faire revivre cette période sombre et trop longtemps occultée  de notre Histoire, la rafle du Vel d'hiv le 16 juillet 1942, Tatiana de Rosnay  évoque l'histoire  d'une petite fille de 10 ans victime innocente de la  barbarie et de la lâcheté des hommes.

Il y a dans Elle s'appelait Sarah des scènes inoubliables, notamment l'enterrement par les deux jeunes héroïnes de leur étoile jaune, l'explication dans la voiture entre Julia et son beau-père, le retour de la jeune fille  dans l'appartement de ses parents .

On assiste, effondré, à ces scènes de rafles où des parisiens apathiques ou hostiles regardent passer les familles arrachées à leurs appartements. On souffre de ces traitements inhumains qui se sont déroulés dans le camp de Beaune-la-Rolande.  Et inévitablement , on se pose la question : qu'aurions nous fait à leur place ?   Aurions nous tenté quelque chose pour venir en aide aux familles Starzynski ou aurions nous, nous aussi,  détourné les yeux  ?

Elle s'appelait Sarah  est tout à la fois un très bel hommage à toutes ces familles que nous avons trahies,  un témoignage indispensable sur une page d'histoire que nous avons trop longtemps occultée et un époustouflant et magnifique roman.

Guy Jacquemelle

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