Donne-moi des ailes
Aujourd’hui, le 10 octobre, est l’une des deux Journées mondiales des oiseaux migrateurs, l’autre étant le 9 mai ; ces dates correspondent évidemment aux migrations de printemps et d’automne.
Ainsi, cet après-midi, j’ai regardé le film « Donne-moi des ailes ».
Christian est un scientifique visionnaire, spécialiste des oies sauvages. Thomas, son fils de 14 ans, est obligé de passer des vacances avec son père, car sa mère ne peut pas le garder. Pour cet adolescent obnubilé par les jeux vidéo, ce séjour en pleine nature s’annonce comme un véritable cauchemar. Pourtant, il va se rapprocher de son père et adhérer à son projet fou : sauver des oies naines de Laponie, une espèce d’oies en voie de disparition, en les guidant depuis son ULM afin de leur imprimer dans leur « GPS » un nouvel itinéraire de migration moins dangereux. que celle qu’elles adoptent normalement. C’est le début d’un incroyable et périlleux voyage depuis la Norvège, leur lieu de nidification, vers le sud de la France.
Ce film est inspiré de l’histoire vraie de Christian Moullec, l’homme qui vole avec les oiseaux, cygnes, grues, bernaches et oies. S’appuyant sur le concept d’« empreinte comportementale », Christian, un météorologue et ornithologue français a entrepris d’apprendre manuellement à des oies orphelines élevées à la main un itinéraire migratoire inédit et sûr, leur permettant d’éviter les zones de chasse intensive et les secteurs pollués.
Moullec et son épouse ont élevé à la main un groupe de jeunes oies naines dès leur éclosion. Comme il était le premier être en mouvement qu’elles voyaient, les oisons se sont « imprégnés » de sa présence, le considérant comme leur parent adoptif et le chef de leur groupe.
L’expérience était une réussite biologique totale : les oies retournant instinctivement à l’endroit où elles ont appris à voler pour la première fois, chacune d’entre elles a réussi, le printemps suivant, à regagner par ses propres moyens le lac suédois d’origine. Elles avaient parfaitement mémorisé l’itinéraire sécurisé.
J’ai passé une « Journée mondiale » très agréable. Mais les oiseaux autour de chez moi ne sont pas des oiseaux migratoires.




