Non aux traditions qui s’étirent !

Laurent Guez, le Mangeur en chef de  Bien Manger, la petite newsletter du journal le Parisien, s’énerve… et il explique pourquoi :

Non aux traditions qui s’étirent !

Je ne sais pas vous, mais moi, ça m’énerve de voir encore des sapins de Noël et des rues commerçantes illuminées – il y en a encore plein. C’est passé, Noël, les gars ! Pareil pour la galette. L’Épiphanie, en principe, c’est le 6 janvier, même si en France on a pris l’habitude de la célébrer le premier dimanche qui suit le jour de l’An, pour partager la galette en famille. Parlons-en, de la galette. Je veux bien que les pâtissiers la fassent durer quelques jours de plus mais là, on est le 17, il y a des limites, celle de notre appareil digestif ! Surtout la version frangipane, débordante de beurre, d’amande et de sucre. Elle était géniale, cette galette, quand elle avait le goût de la rareté. Les mômes attendaient la fève, on se régalait de son feuilletage et de son fourrage et on passait à autre chose. Du coup, on était heureux de la retrouver douze mois plus tard. Aujourd’hui, la tradition du début janvier s’est transformée en cure sans fin, on est à la limite de faire la jointure avec l’année d’après. Stop ! Trop de galette tue la galette !

Moi, je suis totalement d’accord avec lui.

Mais en Nouvelle-Zélande ce sont plutôt les traditions de Pâques qui m’énervent. Les œufs au chocolat que l’on trouve toute l’année et les hot cross buns en promotion en janvier. Ce sont des traditions qui s’étirent mais qui devancent tellement qu’elles font « la jointure avec l’année d’après » comme dit Monsieur Guez. C’est le gout de la rareté qui rend la chose géniale.

In NZ, there have been complaints about hot cross buns already on the shelves of supermarkets. In France, there are complaints that the traditional Galette des Rois is still being sold when the date for this treat is usually the first Sunday in January. The specialness of the traditional baking is lost.