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La première « salle de shoot »

First drug injection facility

 

La première salle de consommation à moindre risque en France, qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, doit être inaugurée mardi 11 octobre au 4 rue Ambroise-Paré, dans le 10e arrondissement de Paris, par la ministre de la santé, Marisol Touraine, et la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. Elle sera ensuite ouverte aux usagers à partir du 14 octobre.

La mesure était réclamée depuis des années par les associations d’aide aux toxicomanes les plus précaires, qui s’injectent leur dose à la va-vite dans les toilettes publiques, les parkings, les halls d’immeuble ou directement sur les trottoirs de certains quartiers, comme celui de la gare du Nord, à Paris.

Alors que longtemps le pays n’en a pas voulu, une salle de consommation à moindre risque, qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, va ouvrir pour la première fois ses portes en France. Inaugurée mardi 11 octobre par la ministre de la santé, Marisol Touraine, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, elle sera accessible quelques jours plus tard.

Située au 4 rue Ambroise-Paré (10e arrondissement), dans un bâtiment de l’hôpital Lariboisière, avec une entrée discrète et autonome, elle se trouve au cœur de la plus importante zone de consommation de drogue de la capitale. C’est dans ce quartier que l’on trouve le plus de seringues abandonnées dans la rue ou dans les sanisettes. Une autre salle devrait être inaugurée à Strasbourg d’ici un mois.

Ces tentatives, prévues à titre expérimental pour une durée de six ans par la loi santé votée en décembre 2015, marquent une étape majeure dans la politique française dite « de réduction des risques ». Une politique au ralenti – voire à l’arrêt – depuis la fin des années 1990 et le pic de l’épidémie de sida.

Le 10 octobre 2016 www.lemonde.fr 

Image: Un kit d'injection de drogues dans le bus de l’association Gaïa. LIONEL BONAVENTURE / AFP